Le silence intérieur

J'ai mis du temps à terminer cet écrit : je l'ai commencé ainsi : Je vous disais tout à l'heure (pour ceux qui me suivent sur ma page Facebook, c'est une vidéo postée le 03/10/2019) que j'avais besoin de silence en ce moment, pour retrouver mon silence intérieur. Aujourd'hui, je termine de l'écrire et nous sommes le 29/05/2020 ! Tout vient à point à qui sait attendre !

 

Je suis en train de créer des choses nouvelles pour moi, en train de mettre en place des formations et des ateliers que je n'ai pas osé faire avant. Jusqu'ici, je me suis contentée de “faire comme...”, d'adapter ce que je voyais faire, de répondre à des sollicitations ou de participer à ce qu'on me proposait.

Il est temps de déployer mes ailes et c'est effrayant, et excitant!!!

 

Et voici comment je fais le vide, comment je retrouve le silence intérieur quad tout se bouscule dans ma tête, mes idées, mes envies, mes peurs et les grosses voix qui veulent que tout reste comme avant :

1°) La relaxation: Il y a des années de cela, lorsque j'étais étudiante, j'ai participé à des cours d'Eutonie et Relaxation, et j'en ai gardé quelques pratiques. Je n'ai jamais vraiment réussi à faire cesser le bavardage mental en faisant une méditation dans les règles de l'art. Soit je m'endors, soit je tourne tellement en rond qu'à un moment, il faut que je me lève! Les puristes diront sans doute entre autre qu'il suffirait d'aller un tout petit peu au-delà de cet inconfort pour y parvenir, mais... rien pour l'instant. En revanche, me concentrer sur mon corps et ma respiration, ça donne quelque chose à faire à mon esprit pendant que je me détends, et j'ai ensuite les idées beaucoup plus claires pour travailler ou écrire, voire même pour dessiner... Eh oui, car même pour ça, il faut avoir l'esprit libre! Donc les exercices que je fais sont surtout basés sur le relâchement de mes muscles les uns après les autres, en me concentrant sur chaque partie du corps, ou des exercices de souffle contrôlé, avec 4 temps d'inspir, 4 temps de pause, 4 temps d'expir et 4 temps de pause par exemple. Je trouve que les exercices de cohérence cardiaque marchent bien aussi, il y a même des applis pour ça !

2°) Des méditations énergétiques : je ne sais pas vraiment comment décrire autrement cette pratique qui consiste à écouter ou percevoir les énergies circuler à travers mon corps. J'imagine une connexion à la Terre, et je demande à son énergie de circuler à travers mes pieds pour remonter dans mon corps jusqu'à sortir par ma tête. Puis je me connecte à l'Univers (pour certains ce sera au cosmos, à Dieu, à la Source...) et je laisse cette énergie circuler de haut en bas, en visualisant toutes les parties de mon corps. Je fais cet exercice assez rapidement (3 à 10mn) quand j'ai juste besoin de retrouver mes esprits ou ma concentration, et plus longuement si quelque chose me tracasse ou que j'ai un début de maladie ou une douleur, en visualisant les énergies se concentrer à l'endroit du “problème”. En général, dans ce cas, je demande aussi à mon corps ce qu'il souhaite me communiquer et ce qu'il souhaite pour aller mieux. J'ai même enregistré quelques uns de ces exercices guidés de détente et de conscience de son corps, que vous trouverez dans mes produits téléchargeables et de temps en temps sur ma page Facebook. Vous trouverez plus de détails dans mes prestations.

3°) Une promenade : rien de tel que la nature pour me sentir mieux. Je vais souvent me promener en forêt ou à la mer, mais même une promenade en ville dans un parc ou le long de la rivière fait du bien. J'y vais la plupart du temps seule, ce qui me permet de ne rien faire et de ne pas avoir de distractions et donc de me reconnecter à moi au plus vite. J'aime aussi me promener accompagnée, mais dans ce cas ce sera pour nourrir mon envie de connexion et ce communication. J'y fais pas mal de photos que j'aime à partager sur mon profil Facebook.

4°) Du dessin, peinture, couture, ou bricolage : J'aime beaucoup les activités artistiques et manuelles pour me détendre. Je n'ai pas suivi de formation/cours/stage dans ce domaine et pas de talent particulier, la plupart du temps je m'amuse juste avec les couleurs, je remplis une feuille de tâches ou de traits de pinceaux, parfois je copie un dessin ou un style. Mes peintures restent pour la plupart dans des cartons, certaines finiront quand même au mur, mais beaucoup ne sont jamais « terminées »... Et j'aime bricoler des petites choses : repeindre un meuble chiné, ou même imaginer ce que je pourrais faire comme travaux d'amélioration de ma maison puis faire tous les plans et fouiller sur les sites de bricolage et de décoration pour connaître les matériaux et à calculer les coûts, puis m'imaginer dans ma maison terminée. Ça m'occupe l'esprit, ça m'enthousiasme et me met de bonne humeur. 

5°) Je fais le ménage ! Non, je ne suis pas une obsédée du ménage, loin de là! Mais en mettant de l'ordre et en nettoyant mon lieu de vie, je fais de même avec mes pensées. Le Feng-Shui doit en donner une explication, j'imagine que ça doit être bon pour fluidifier les énergies du lieu. J'ai aussi lu un jour un article sur la charge mentale qui explique que si notre intérieur est en ordre, on ne passe pas notre temps à être distraits par des choses à faire, et effectivement je suis distraite très facilement. Donc si j'ai une tâche difficile à faire, où je vais avoir besoin d'une grande concentration, je commence par nettoyer au moins les abords de mon bureau. Et si à un moment je bloque dans mon travail et que je ne peux pas aller prendre l'air, je prends 10mn pour nettoyer en dansant et en chantant!

6°) L'écriture : quand vraiment je n'arrive pas à me débarrasser de mes pensées envahissantes, je les écris. J'écris aussi pour le plaisir ou pour partager des idées comme maintenant, mais quand je deviens angoissée, que j'ai des pensées qui tournent en boucle ou que je ne trouve pas de solution à un problème, j'écris. Je commence à écrire toutes mes pensées présentes, y compris les “T'es vraiment nulle!” “T'en es encore là?” “ J'ai peur!” “J'ai encore tout fichu en l'air!” « Il m'énerve, celui-là, j'ai des envies de meurtre »... Et petit à petit, ces idées se font moins présentes car je n'y résiste plus, et je peux me concentrer sur comment avancer, ce qui me plairait, et comment mettre en place des actions productives, ou sur un article ou quelque chose à partager.

7°) La danse : Je danse la salsa, et mon corps aime danser! J'aime beaucoup ce dialogue entre les partenaires, comprendre la passe demandée, improviser un geste, s'adapter l'un à l'autre, à nos niveaux respectifs et nos connaissances. J'ai toujours aimé danser, j'ai pratiqué la danse classique, puis modern-jazz, les claquettes, l'aérobic (eh oui, j'ai connu cette époque!), et maintenant la salsa, qui ajoute la notion de partage à l'expression corporelle. Quand j'ai bien dansé, je suis détendue, et pendant un moment, je n'ai pas pensé à mon travail ou à mes angoisses, ça laisse le temps de « décanter » les problèmes pour laisser émerger les idées et possibilités.

8°) Appel à l'aide : Si tout ça ne marche pas, je demande de l'aide. Je discute avec un(e) ami(e), je réserve une séance d'une technique que j'aime (Bars ou Facelift d'Access Consciousness, massage, spa, séance énergétique ou autre), mais surtout, je sors de chez moi pour arrêter de ruminer !

 

Toutes ces activités ne valent que si je ne les fais pas pour fuir mes problèmes et me voiler la face ou me distraire un moment, mais dans l'optique de laisser le mental de côté un moment pour revenir avec plus de recul et de sérénité, pour laisser décanter une idée, ce qui me permet en général de trouver d'autres approches ou solutions, ou de lâcher la résistance à une pensée obsédante, une pensée qui n'est pas prête à se développer, une inspiration qui ne se laisse pas saisir. Et avec cette détente vient la fluidité qui va permettre de laisser émerger quelque chose de nouveau.

 

Pour beaucoup, nous n'avons pas appris à savourer le silence et notre présence à nous-même, nous ne savons pas faire le silence pour analyser les situations complexes. Je ne parle pas de partir dans des réflexions sans fin mais de véritablement regarder en face ce que cette situation fait ressortir en terme de sentiments, d'émotions, et surtout de tout ce qui est en dessous. Et si je vais au-delà de l'inconfort de ces sentiments et émotions, qu'est-ce qui apparaît ? Et si je ne les refuse pas et ne me donne pas tort d'en avoir, alors qu'est-ce que ça crée pour moi, quelles idées surgissent, quelles nouvelles possibilités est-ce qu j'entrevois ? Faites l'expérience du silence dans les moments difficiles et voyez vous-même ce que ça change ! Et si on n'avait plus peur du silence ni de nos émotions ?