La Mort

Il y a quelques jours, j'ai du me rendre précipitamment à l'autre bout de la France, au chevet de ma grand-mère, qui, à 98 ans, semblait au plus mal. Quand je suis arrivée avec ma sœur, elle était sous morphine mais nous a reconnu et nous a fait un large sourire bien qu'elle ne puisse plus parler. Le lendemain, elle était vraiment faible, et le surlendemain, elle avait repris de la vigueur et nous avons évoqué des souvenirs, en devinant ce qu'elle tentait de nous dire.

Ma grand-mère, je l'adore, elle a toujours été si gentille et drôle, et nous avions plaisir à nous retrouver chez elle l'été, avec ma sœur et nos cousins. Nous y passions souvent quelques semaines, jouant dans le grand jardin, cueillant framboises et groseilles, équeutant les haricots ou écossant les petits pois avec toute la famille, ou aidant à la confection des confitures, et confectionnant des semblants de parfum avec des fleurs ou encore fabricant des maisonnettes pour les escargots à l'aide de papier peint.

Je ne sais pas combien de temps il reste à vivre à ma grand-mère et je regretterai de ne plus pouvoir la voir, j'ai tant de bons souvenirs avec elle. Et ça m'a fait mal au cœur de la voir si diminuée, cachée sous les couvertures de son lit à la maison de retraite, elle qui était si gaie et vive. Je suis rassurée de voir que le personnel y est investi et prend grand soin d'elle. Aurait-on du rester quelques jours de plus, au cas où ce seraient les derniers ? Toutes ces émotions m'ont traversée durant ce séjour. Et je sais que je la pleurerai lorsque ma grand-mère ne sera plus là. Et je sais aussi que ce sera quand elle l'aura décidé. En ce moment, elle ne s'alimente plus...

Alors que dans les civilisations ancestrales la mort fait partie de la vie et n'est généralement qu'une étape vers autre chose, dans notre société occidentale, elle est devenue taboue. On essaye de retarder la vieillesse et la mort grâce à la médecine ou la chirurgie plastique, de les nier, de ne pas y penser, et lorsqu'on est confrontés à la mort d'un proche, les rites traditionnels ont été remplacés par une cérémonie à laquelle on essaye parfois d'échapper, puis on enterre ou on incinère le corps, en faisant notre possible pour ne pas penser à ce qui se passe après. De toute façon, une fois que le corps n'existe plus, il n'y a plus rien, non? On agit comme si la mort était contagieuse, on parle d'elle à voix basse, loin des enfants... On ne veut pas savoir...

Et si en fait il y avait bien autre chose après? Et si la mort su corps ne signifiait pas celle de l'individu?

Si le corps, enveloppe charnelle, se décompose ou devient une offrande comme au Tibet où l'on donne le cadavre à manger aux vautours afin d'honorer le cycle de la vie, l'âme, elle, survit. Les défunts sont considérés comme faisant partie intégrante de la société dans la plupart des cultures. On doit donc honorer les morts afin de ne pas les fâcher, on leur fait des offrandes, on prie pour eux, on fait des cérémonies régulières, de peur des répercussions si on ne s'y plie pas...

En Occident en revanche, tout est fait pour oublier qu'on n'est pas éternel. Et quand on est témoin de phénomènes dits paranormaux, quand on est enfant, on met ça sur le compte de l'imagination, et quand on est adulte, d'un esprit fantasque. En tout cas, ce n'est pas pris au sérieux.

Et si on pouvait changer de perspective sur la mort et sortir des peurs et des superstitions? Et si on avait des outils et techniques pour s'ouvrir à plus de conscience pour accepter et élargir nos perceptions, et pour faciliter notre vie et celle des défunts?

 

Et si en s'ouvrant au monde de l'invisible, on avait accès à des savoirs différents, à une vision de la vie différente ? Et si, en acceptant la conscience de ce qui est après la mort, on avait accès à plus de conscience dans des tas d'autres domaines, y compris les relations, la santé ou même l'argent ? Et si en acceptant de recevoir ce que ces êtres ont à nous offrir, on pouvait s'ouvrir à recevoir plus dans notre vie ? Et si en s'ouvrant au monde des défunts on avait accès à tout un monde invisible qui ne demande qu'à contribuer à nous et à notre bien-être ? Et si on pouvait nous aussi contribuer à ces personnes disparues ? Et si on pouvait aussi, grâce à ces outils, rassurer nos enfants sur leurs perceptions ?

Nous avon tous des perceptions de choses inexpliquées "logiquement", et si nous les reconnaissions et intégrions ces données à notre vie de tous les jours? Qu'est-ce que ça changerait pour nous et notre entourage?

Si le sujet vous intéresse, je vous invite à lire le livre de Shannon O'Hara, Parler aux Entités ou à participer à une classe Parler aux Entités. La prochaine en Bretagne aura lieu la semaine prochaine, avec Florence Augier