Déprime et angoisse!

Il y a des années de cela, je venais d'avoir mon second petit garçon. Le grand avait 3 ans, et était un adorable pot de colle. Il était émerveillé par son petit frère et prenait grand soin de lui. J'étais mariée avec un homme charmant et attentionné. J'avais fait le choix de prendre un congé parental parce que je voulais avoir le temps de réfléchir à comment changer de travail. Je ne m'y épanouissait pas et j'étais épuisée à l'idée de devoir y retourner ne serait-ce qu'une journée. Les deux garçons étaient en parfaite santé, ma relation à mon mari était "normale" : des hauts et des bas, de la fatigue accumulée parce que le grand n'avait commencé à réellement dormir qu'à 18 mois, puis la seconde grossesse, le travail... J'avais l'impression de ne pas assurer et que je devrais faire mieux. D'ailleurs avec les garçons aussi je devrais mieux m'y prendre ! Après tout, j'avais lu toute la littérature que je trouvais sur la parentalité , le maternage, l'allaitement, la communication non-violente, des tas de techniques et de théorie alternatives... Et j'essayais de tout appliquer, et je ne comprenais pas pourquoi ça ne marchait pas. Forcément, je devais mal m'y prendre, j'avais mal compris, alors je lisais encore plus, écoutais des émissions, apprenais des spécialistes! Et j'avais les avis des parents et proches : tu devrais faire ci, et pas étonnant que... si..., mais laisse-le pleurer, ou: il pleure, il doit avoir faim/être sale/avoir la colique, il ne s'endort pas seul, tu le chouchoute trop, etc, etc... Vous avez sans doute tous entendu ça! 
J'étais tellement tendue à l'idée de mal faire que je ne dormais plus. J'étais tellement angoissée à l'idée d'être réveillée encore une fois au milieu de la nuit et de me sentir épuisée et de mauvaise humeur que je ne parvenais pas à m'endormir. Petit à petit ça empirait. J'avais l'impression que personne ne pouvait comprendre, je culpabilisais de ne pas être une bonne mère, mais aussi de voir que mon couple n'allait pas très bien. Je n'arrivais pas à demander de l'aide, après tout, avec tout ce que je savais, je devrais m'en sortir! Et je ne voulais pas déranger. Et je ne voulais pas admettre ma souffrance, je devrais être heureuse puisque tout allait bien, non? Et je ne voulais pas voir non plus que je ne pouvais pas continuer comme ça. J'allais être forte. J'ai commencé à crier de plus en plus souvent. Et je me souviens même d'avoir donner une baffe à mon petit qui hurlait aussi fort qu'il le pouvait dans la voiture. Comment le faire arrêter, plus je m'énervais plus il hurlait! Je pleurais moi aussi. J'en était arrivée à un point où ma carapace commençait à fissurer et je voyais que j'allais m'écrouler d'ici peu. Mais si tout allait bien, les garçons allaient bien, mon mari faisait du mieux qu'il pouvait pour participer au quotidien, je n'avais pas à me préoccuper du travail, je devais vraiment être une moins que rien pour ne pas y arriver! Pourquoi est-ce que j'étais fatiguée comme ça? En plus, je n'arrivais pas non plus à trouver le temps de me former ou de trouver un autre emploi, et ça voulait dire que je devrais retourner au travail d'avant : angoissante perspective! Je me souviens un jour m'être senti mal. Je sentais mes lèvres piquer, j'avais la tête qui tourne, ça alternait entre nausée et vertiges. Et mon mari de me demander depuis quand je n'avais pas mangé. J'allaitais encore et j'avais sauté un repas parce que je n'avais pas eu le temps de manger, tellement préoccupée de bien faire auprès de mes enfants! Tout ça a duré environ deux ans!
Quand j'en suis arrivée à penser que j'allais faire mes bagages en douce pour partir parce que mes enfants seraient bien plus heureux sans moi, j'ai su qu'il fallait que je fasse quelque chose. C'est là que j'ai commencé à écouter des conférences et interviews sur internet, à me renseigner -pour moi cette fois-ci- sur les techniques qui pourraient m'aider. Et au bout de quelques moi, j'ai découvert Access Consciousness. Et petit à petit j'ai compris que je devais prendre soin de moi pour être disponible pour les autres. J'ai compris que je n'avais pas tort, que je n'étais pas la seule à me sentir comme ça, qu'il y avait des moyens d'aller mieux, le premier étant de demander de l'aide. J'ai compris que les autres aussi apporteraient des choses différentes à mes enfants, des bonnes et des moins bonnes, et que c'était très bien. J'ai compris que la vie, c'est pas être parfait, c'est être présent et faire du mieux qu'on peut, avec les moyens qu'on a et trouver auprès des autres ceux qu'on n'a pas. J'ai compris aussi que nos corps sont des boussoles et qu'ils savent très bien nous indiquer les choix qui vont nous contribuer ou non. 
Il y a maintenant 7 ans que je pratique les différents outils d'Access Consciousness et je ne cesse de découvrir de nouvelles pistes de bien-être, de m'ouvrir à de nouvelles capacités, de rencontrer des personnes bienveillantes et joyeuses (et de faire le tri parce que tout le monde ne l'est pas!...), de voir que nous pouvons réellement être le changement que nous voulons voir dans le monde!
Je vous souhaite de découvrir et redécouvrir tout ça aussi, et bien plus encore!

C'est ce qui me pousse à partager mes découvertes, les outils d'Access Consciousness® et ceux qui me sont propres durant des classes, ateliers, calls, et articles!